On prend les mêmes et on recommence.
RDV à Uzès, 7h15, il fait encore nuit, la température est basse et les prévisions météo ne sont pas réjouissantes, quoique … Du coup Steph., en grande forme matinale commence à râler et m’accuse, comme d’habitude, de l’entraîner sur ces courses et patati et patata. Nath se réveille doucement et Pascal est en retard. Nous partons sans lui, il nous rejoindra plus tard sur la route. Bref tout commence bien …
3C-2 copie
Arrivé sur place, comme d’habitude, l’organisation est irréprochable. Café, thé, une bouteille de vin avec le dossard et le sourire des bénévoles. Et oh surprise le temps se dégage.
Nous croisons Philippe Taupenas présent avec son binôme habituel. Sûr que certains font la tête car il vont reculer d’une place sur cette manche.
Préparation, échauffement, nous rentrons dans notre course et nous préparons à souffrir. Nous savons tous les 4 qu’il n’y a pas d’alternative. C’est à fond tout le temps au mieux de nos capacités et au dessus si possible. C’est les 3C et le niveau est haut. Beaucoup de tri athlètes qui viennent croquer du vététiste dominicale.
10h00 c’est parti !
Un parcours CAP rapide, des chemins larges, plats puis de longues montées où vous voyez loin, très loin devant la longue file de coureurs qui vous précède. Les jambes souffrent et le moral aussi. On s’encourage en se disant qu’on les retrouvera sur le vélo … ou pas.
Finalement les km s’enchaînent à bon rythme pour les vététistes que nous sommes. Et c’est important pour être dans les bons groupes VTT et pouvoir tirer le meilleur de nos capacités. Steph et Pascal font jeux égal en 49′, Nath, pas en forme aujourd’hui , ce maintien en dessous de l’heure et j’en fini en moins de 44′.
Allez, enfin sur le vélo. Si il y a du monde à remonter c’est maintenant.
Le début est plat, rapide et large, de quoi prendre sa place avant d’attaquer la longue montée en mono et caillou. Dur dur pour les cuisses pas encore remise de l’effort CAP (qui d’ailleurs ne s’en remettront jamais). Il m’est difficile de tout monter sans pauser pied sur les derniers mètres. Du mono, du DFCI, ça s’enchaîne assez rapidement puis arrive LE passage. Une descente bien caillouteuse avec au beau milieu des marches cassantes qui bloquent net si la vitesse n’est pas bonne et la trajectoire aléatoire. Je n’ai jamais pu franchir ce passage sur le vélo lors de mes 2 participations précédentes. Et bien là ça passe et même bien. Merci les 29” et la selle télescopique. Dans mon élan je lâche les freins afin de terminer en beauté. Erreur fatale. Pourtant je voulais tourner … comme dans les films … appuis, engagement du corps vers l’avant, tout quoi. Bah le vélo il a pas voulu lui. Me voilà par terre. Bon ce n’est pas tout mais c’est loin d’être fini l’affaire. De nouveau une alternance de DFCI et mono sinueux à souhait dans les pins sur un sol de terre confortable avec des petits coup de cul qui peuvent s’avérer traître. Du bonheur de rouler là. On en oublie les jambes et les crampes qui guettent. Pas longtemps. Encore une longue montée mais on peut doubler … et se faire doubler. La progression continue. Les km défilent. Je me souviens qu’une fois redescendu, vers le 15ème km ça roule jusqu’au bout. On y est. Reste t-il du jus ? Cela fait un moment que je n’ai plus de réponse. Alors à quoi bon. Faut s’arracher. On soignera plus tard. Un coup d’œil au compteur. Toujours sous l’heure. Serait-ce possible ? Je pousse autant que je tire sur les pédales. Punaise, ça roule le 29” une fois lancé. Hola, une grosse bosse se profile à l’horizon. Je l’avais oublié celle là ! Bon bah faut y aller. J’en peu plus. Plusieurs changement de direction à 90°. Il faut relancer. Punaise faut les faire tourner les 29”. Les derniers 500m sont goudronnés avec du vent de face. Je m’avachis sur mon cintre en le tenant près de la potence. J’entends un vélo derrière qui me talonne en aspiration. Ça fait un moment d’ailleurs qu’il me guette. Faut pas qu’il me passe sur les derniers mètres. Ça motive, merci. La dernière ligne en faut plat montant, le rond point, puis l’entrée dans le parc, attention à ne pas glisser, toujours derrière. Le petit pont puis nous y voilà, ligne d’arrivée. Il n’est pas passé. Coup d’œil au compteur. 1h01mn. Une autre fois peut-être.
En individuelle féminine Stéphanie fait une très belle course en prenant la 5ème place sur 10 à 9” de la 4ème, Nathalie en méforme se classe 8.
En Équipe Masters Philippe et son copain sont 11 sur45.
En individuel Masters, Pascal qui courait pour la première fois sous les couleurs du Club termine 55 sur 98 et je prend la 36.
Au général provisoire Steph est 6, Nath 8 sur 10, Pascal 43 et moi 37 sur 69.
Que du bonheur d’avoir fait un beau coup de sport avec du beau VTT dans une belle ambiance de course où chacun trouve sa place, son challenge, perso ou entre potes.
La pluie commence à tomber. Je vous avais dit que l’organisation est au point.
Rendez-vous à Calvisson pour la finale. Et là ce n’est pas la même. Du gros VTT nous attend avec des temps de parcours plus longs. La dernière montée d’enfer aux Moulins avant la descente sur le village est encore loin. Mais nous y serons.
Marc