Nous étions vingt-cinq du club parmi la foule venue saluer une dernière fois notre ami Gaby ce vendredi 31 mars au crématorium de Saint Martin de Valgalgues. Il faisait bon, presque chaud, sans vent. Le temps que Gaby aimait pour pédaler. Il y avait tout autant de cyclistes de son club précédent, c’est dire si Gaby était apprécié dans les pelotons.

Ensuite, le cœur serré, nous sommes allés déposer une gerbe à l’endroit même où il s’est écroulé. Ce petit coin de route, tout plat, entre deux côtes, ne sera plus jamais le même pour nous. Au début, nous aurons du mal à y repasser. Les douze copains qui l’accompagnaient ce maudit jour le reverront toujours, là, à terre, inerte, la vie l’abandonnant malgré leurs efforts désespérés.

Les témoignages divers qui nous sont parvenus sont touchants. Je tenais à en partager quelques uns :

« Bien pénible journée, tout avait bien commencé, un temps magnifique, une allure soutenue mais raisonnable, que du plaisir. Et puis dans un village dont je ne me rappelle plus le nom, à 50m de moi, j’ai vu Gaby par terre, toujours accroché à son vélo, il ne bougeait plus. On l’a dégagé puis avec Philippe de Saint Max, nous avons commencé à faire du massage cardiaque, il bavait au début, ses yeux ont un peu cillé, puis Georges est arrivé et a poursuivi les massages. Gaby n’a jamais parlé.
Nous avons constaté que c’était grave. Ce qui me choque le plus, c’est son regard qui est devenu fixe et absent comme si déjà il nous avait quittés. Nous l’avons entouré, j’ai un bon moment gardé sa main dans la mienne. Il n’est pas parti seul, nous étions là avec nos seul massages. Puis les pompiers sont arrivés, ils ont pris les choses en main. Le Samu aussi est venu avec les gendarmes.
Son regard me hante, mais ce n’est rien à coté de la souffrance de sa famille. J’ai beaucoup d’estime, d’affection et de respect pour ce garçon. »
Daniel C

« Je l’ai vu tomber, à quelques mètres devant moi. Il n’a même pas mis les mains, s’est replié sur lui-même, tout de suite, en position fœtale. J’ai compris tout de suite que c’était grave. On a tout essayé…. » Philippe

« Je suis extrêmement touché par la tragédie de la mort de Gaby mon « leader » » Pascal

« C’était un sacré routard, fallait voir, à l’époque, quand il se mettait devant, ça rigolait pas derrière pour rester dans la roue. Ca fait ch…. » Un cycliste de Montpellier

« Une bien triste nouvelle, un grand monsieur nous quitte et j’en suis très attristé. Une grosse pensée pour lui lors de ma sortie du midi que je lui dédie! «  Valentin

« Je l’aimais bien, vraiment bien. En roulant, on parlait souvent compet’ lui et moi, on se comprenait. J’en reviens toujours pas…. » Maxime

« Gaby était également dans mes pensées en roulant ce soir. Le sort est bien cruel…. » Pierre

« Je l’aimais bien ce gars-là. Sincères condoléances à tous » Franck de Paris

« J’en reviens pas, c’est dingue ! » Simon

« Horrible, y a pas d’autres mots, horrible ! » Jean-Philippe

« Je suis triste, très triste » Laurent

« Un mec bien, sympa, parti bien trop tôt ! » Nicolas

« Je bosse demain mais je me joins à vous par la pensée pour honorer une dernière fois mon Gaby adoré.  Il va me manquer! Courage à vous tous pour ce moment délicat qui vous attend demain !
Ça fait vraiment ch… !
« Olivier

Abasourdi, le monde est cruel. Sauver la vie de son frère pour laisser la sienne sur le bord d’une route, je le connaissais à peine mais suffisamment pour garder le souvenir d’un passionné de notre sport. Mes pensées vont vers ses proches.” Dominique P
“Déjà une semaine. Une semaine un peu particulière où toutes nos pensées ont été vers Gaby et sa famille. Une semaine qui nous fait réfléchir sur les plaisirs de la vie que nous n’apprécions qu’à moitié. Une semaine où l’on prend conscience que nous ne prenons pas assez de temps pour les gens qui nous entourent.
Nous avons une pensée toute particulière pour nos compagnons de route qui étaient présents à ses côtés pour l’accompagner jusqu’au bout. L’épreuve a du être dure.
Un sacré homme de cœur comme tu disais Denis, il était resté discret sur sa donation de rein à son frangin, et ému en nous l’apprenant, se battant avec sa machine pour retrouver le coup de patte avant l’arrivée des beaux jours.
Sa passion l’a emporté, cette passion du cyclisme plaisir que l’on porte tous en nous. 
La vie est parfois injuste, le vent souvent de travers mais Gaby sera toujours des nôtres à l’abri dans notre éventail que nous continuerons à faire progresser avec courage.” Emilie et Georges.

Tu vois Gaby, on ne te l’a jamais dit mais tous on t’aimait bien. La sortie de jeudi dernier n’était plus la même. Certes tu n’étais plus avec nous pour prendre le vent mais tu étais dans la pensée de chacun. Denis