A cette époque, le Grand Prix cycliste était l’une des manifestations phares de la fête votive d’Uzes.
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La foule se déplaçait en masse pour venir admirer les prouesses des coureurs, locaux ou régionaux. Parfois même, quelques stars nationales étaient au départ. Les mômes, avant l’épreuve, s’agglutinaient autour des cyclistes, admiraient leurs machines, rêvaient d’être un jour à leur place, le dossard accroché dans le dos. J’étais de ceux-là.
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Que de souvenirs : l’odeur des embrocations, les discussions d’avant course, les engueulades d’aprés, les tactiques, les sprints, les échappées (“ils ont pris un tour, ça y est, ils ont pris un tour !), les chutes, les incidents mécaniques…. On ne ratait rien ! Et aprés l’arrivée, à la remise du bouquet, c’était à celui qui se retrouverait au plus près du vainqueur, pour l’admirer encore un peu plus, le toucher presque, héritant ainsi d’une parcelle de sa gloire. Avec un peu de chance, le lendemain, on se retrouvait sur la photo du journal !
Les photos jointes témoignent du succés de l’épreuve durant ces années.
Une foule compacte s’agglutinait sur tout le tour de ville. Les mémés sortaient leurs chaises et s’installaient devant leur maison. Toute la famille se retrouvait sur le trottoir à encourager les coureurs.
C’était une période où les services de l’Etat n’était pas encore si avares de leur temps. Uzes abritant une compagnie républicaine de sécurité, c’est donc tout logiquement que ces policiers assuraient, gracieusement, le service d’ordre de la course. Je dois reconnaitre aussi qu’à cette époque, c’est mon père qui était Président de l’Hirondelle Uzétienne (c’est lui, avec les moustaches, qui vient de remettre le bouquet au vainqueur du jour dont j’ai oublié le nom), et que son frère était brigadier-chef à la CRS en charge du sport. Cette parenté devait grandement simplifier les rapports entre les deux instances…..

Denis Orivellehirondelle2