Le vélo nous a manqué ces derniers mois, c’est certain. La preuve, en cette fin du mois de juin, nous n’étions pas moins de 25 à nous présenter au point de RDV pour partir en Cévennes où Daniel Deleuze nous avait concocté un parcours dont il a le secret.
Détail qui n’en est pas un, le plus jeune a 15 ans, le moins jeune, 78. C’est ça aussi l’esprit UVC !
Les voitures chargées, direction Générargues, au-dessus d’Anduze, où nous arrivons vers 8h00. Le temps est magnifique, le ciel d’un bleu parfait, ça promet ! On décharge, derniers réglages, on gonfle un peu. Aïe, Romain a oublié son maillot ! Heureusement Roger en a deux. Romain sera un peu à l’étroit dans cette tunique mais au moins il arborera les couleurs du club. Nos deux cadets Pierre et Camille, frétillent, c’est la première fois qu’ils viennent rouler en Cévennes. D’autres s’inquiètent un peu, c’est la première de l’année avec autant de dénivelé prévu. La sagesse nous fait constituer deux groupes. Le 1 démarre sous la houlette de Georges, le 2 suivra Daniel et Hervé. J’emmène mes kilos superflus récoltés durant le confinement dans le 1, dans l’espoir d’en laisser un ou deux sur le bord de la route….
Départ, on s’échauffe tranquillement. Il fait bon sous les châtaigniers, les visages sont détendus, on papote gentiment . Puis, tout à coup, virage à gauche, on passe un petit pont, un camping à gauche, deux vacancières nous encouragent… On va vite comprendre pourquoi… La route, toute étroite, s’élève tout à coup. 5%, 8%, 10%…. C’est quoi ça ? Vite tout à gauche ! Et ça continue : 12%, 15%, jusqu’à 17% ! Le groupe, une douzaine, s’étire vite, les gamins voltigent devant, sous le contrôle de Georges, mais derrière, ça souffre, ça souffre ! Nick et moi, les “gros” du groupe, fermons la marche. Daniel C, avec son 25, couine sec. Pierre N et Stuart, notre tenace écossais, serrent les dents. Près de 2 km cette cote de la Berge Fleurie, on s’en souviendra, c’est sûr ! En haut, tout le monde attend, on souffle un peu et nous voilà repartis. On retrouve une plus grande route, en direction de St Jean du Gard. Tiens, le 2, parti après nous, est là-bas devant, nous serions-nous trompés de route ?
Peu importe, cette Berge Fleurie, finalement, elle valait le coup !
On passe le 2, ça chambre un peu.
Belle route, supers paysages, des ponts, des cascades. Ça roule régulier, chacun fait sa part. Peyrolles, L’Estréchure, Saumane…
Puis à droite, Une belle bosse de 5 km vers St Roman de Tousque. Chacun y va à son rythme. Regroupement en haut, puis direction le Pompidou sur une route plus large, plus roulante, qui fait moins la part belle aux grimpeurs. Je m’y sens beaucoup mieux. Arrêt à la Fontaine, puis à droite vers Le Crouzet, Molezon, Ste Croix Vallée Française, etc…. Une longue descente, sinueuse, bosselée, gravillonnée parfois, on reste prudent. Le paysage est toujours aussi magnifique. Nick, notre anglais au gabarit de rouleur, est aux anges, certes il souffre à mes côtés dans les bosses, mais là il est largement payé de ses efforts.
Le terrain nous est maintenant plus favorable à tous les deux et nous nous risquons régulièrement devant.
Allez, encore deux ou trois petites bosselettes, et c’est la descente vers Générargues. 107 km au compteur pour 95 prévus. Pas grave, tout le monde est ravi ! Les petits ont la banane, c’est la première fois qu’ils alignent aussi long.
Petite toilette, on charge le matos puis direction le restaurant des Tilleuls, où le patron, très sympathique, nous accueille avec un large sourire malgré notre heure de retard. Le 2 est arrivé depuis un bon moment.
Un bon demi réparateur, un repas délicieux, on refait la sortie en oubliant bien vite les moments moins faciles. Y en a t’il eut finalement ?
Un grand merci à Daniel D pour cette belle journée à renouveler bien vite.
Denis