Sortie torpe

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La Torte:

Ce Vendredi 25 Juillet, nous avions décidé, Gilles, son petit-fils Lucas et moi-même (Alain), de nous attaquer à la Torte, ancienne route qui autrefois, menait les attelages de Collias à Nîmes en passant par Cabrières.
Nous partons d’Argilliers. A l’approche de Collias, Gilles nous indique un chemin qui selon lui mène au bord du Gardon. De là, nous pourrons ensuite, en longeant la rivière, rejoindre aisément le pont de Collias. Seulement voilà, ce chemin mène bien au bord du Gardon mais, à moins de faire de la grimpette sur les rochers, il n’est pas vraiment praticable. Le demi tour semble s’imposer. Avisant une barrière entr’ouverte nous nous y glissons et finalement, passant par une propriété privée, nous rejoignons la route et gagnons rapidement le pont au bout duquel débute la montée vers Cabrières.
Les premiers hectomètres sont les plus difficiles car il y a des cailloux, des rochers qui jonchent le sol et rendent la progression plus difficile encore. Lucas, du haut de ses 17 printemps, grimpe cette côte à la Pantani. Gilles s’intercale, Alain cale. Je peste. La dernière fois que je suis passé par là, je n’ai pas mis pied à terre une seule fois et aujourd’hui impossible! Les jambes ne tournent pas assez vite. Lucas et Gilles m’attendent plus haut. Je les rejoins enfin. La montée se fait moins dure. Plus de cailloux. Tant bien que mal, je suis mes co-équipiers. Arrivés sur le plateau, Gilles nous montre un chemin, sur notre droite, au bout duquel il y a un beau point de vue. C’est Laurent Laborie qui le lui a montré un jour en passant par là. Nous nous y rendons. Cinq cents à six cents mètres sont nécessaires pour atteindre le lieu par un sentier parfois cyclable parfois chaotique et où nous faisons un peu de portage. Mais quel point de vue, quelle tranquillité! Seul le crissement de nos chaussures vient troubler le silence. Des martinets, dans un ballet incessant, virent-voltent au-dessus de nos têtes chassant moustiques et autres insectes volants. Ils évoluent à très basse altitude et il nous semble pouvoir les toucher. C’est ainsi les jours où la pression atmosphérique est très basse, signe annonciateur de pluie. Ce qui se vérifiera dans l’après-midi. Nous prenons quelques photos, admirons encore une fois le site et revenons sur notre chemin initial par le même sentier que celui qui nous a conduit jusqu’ici. Un jour, je retournerai en ce lieu, à pied, pour mieux explorer l’endroit car il y a d’autres petits chemins qui longent les falaises et qui mènent je ne sais où. Nous reprenons notre progression sur le plateau et, après un large boucle sur notre gauche, nous empruntons le chemin de la descente. Celui-ci longe plus ou moins la route actuelle qui a remplacé la Torte et qui est bien connue des cyclistes sous le nom de « côte de Cabrières ». Gilles nous fait une descente d’enfer. Je tente de lui emboîter le pas ou plutôt la roue. Lucas, un peu moins agile dans les descentes est en dernière position. Vengeance! Arrivés aux trois-quarts de la descente, Lucas roule sur un morceau de verre. Le pneu est entamé et le liquide anti-crevaison n’est plus assez efficace. Il bave sur le pneu, inutile.Tant pis pour le dernier tronçon, nous le finirons par la route, nous arrêtant de temps à autre pour regonfler le pneu. Un kilomètre avant Argilliers, Lucas déjante et doit finir le parcours en poussant le vélo. Très belle balade sportive que ce circuit, court mais plein d’inattendus!
Chez Gilles, ça finit toujours par un bon rosé bien frais. Et même plus aujourd’hui car mon épouse et mon petit-fils, Cyprien, invités eux aussi nous rejoignent pour un merveilleux repas et un excellent après-midi passé entre piscine, billard, étape du jour, bières et….petite siestounette.
Merci Gilles, merci Christine, merci à vos sympathiques petits-enfants. Vous avez le sens de l’hospitalité.