La rando du Gardon:

Camille, Gérard, Gilles et Alain se retrouvent à Argilliers à 13 heures 30 pour une petite rando «tranquille».

Nous nous élançons d’abord du côté de Bornègre pour faire découvrir ce site à Gérard. Après un petit arrêt devant l’immense rocher d’où sort, par un boyau géant, l’eau de pluie les jours de gros orages, nous repartons en direction du petit pont romain. Poursuivant notre chemin, nous décidons de grimper sur le mamelon qui domine la résurgence de Bornègre. Un pylône est installé tout en haut de celui-ci. Pour l’atteindre, il faut pédaler très dur et parfois pousser le vélo tant la montée est rude. Mais, quelle belle vue sur les alentours nous attend! Nous empruntons ensuite un maigre sentier plutôt ardu à négocier entre branchages et roche vive. Celui-ci débouche sur un autre chemin, plus large, qui nous ramène au niveau de la plaine. Sous Saint Maximin, nous traversons l’Alzon à hauteur du moulin du Gavot et, après un court roulage sur la chaussée asphaltée, nous voici dans une montée qui mène vers Sanilhac. Celle-ci de part sa longueur et de part la nature de son sol très accidenté, rocailleux à l’extrême, nous paraît interminable. Mais, nous nous hissons tout de même à son sommet. Nous atteignons Sanilhac et prenons la direction du Gardon. Nous descendons au niveau de celui-ci par un sentier très pierreux, glissant par endroits surtout dans sa partie terminale. Arrivés au bord de la rivière, au lieu dit « La Baume », nous pouvons admirer ce site grandiose avec sur notre gauche, accrochée à la falaise, la chapelle Saint Vérédème et un peu plus loin, au bord de l’eau, les vestiges d’un moulin à blé. Le soleil couchant diffuse une blanche et fine lumière rendant le lieu plus majestueux encore. Mais, nous devons avancer et la partie n’est pas facile. Il faut se jouer des blocs de rochers sur lesquels il faut marcher en portant nos machines. Tout roulage, à moins d’être équilibriste, y est impossible. Quelques centaines de mètres plus loin, nous retrouvons un sol plus clément. Le roulage devient tout à coup très agréable, sur une terre ferme et sablonneuse. Le sentier serpente à travers bois et sous-bois d’une beauté singulière. Bientôt, nous nous trouvons à nouveau sur de larges dalles rocheuses où le roulage s’effectue en alternance avec le portage. Le soleil est maintenant au ras des falaises, prêt à disparaître derrière elles. Sa lumière, rasante, éclaire l’eau et les roches d’une pâle clarté invitant à la rêverie. C’est l’instant choisi par Gérard pour comparer le lieu à…..« l’avenue Georges Pompidou sur les quais de la Seine ». Un poète est né.

Le chemin, peu après, redevient praticable et nous atteignons rapidement Collias. Argilliers n’est plus très loin. C’est peu avant la tombée de la nuit que nous regagnons notre point de départ, heureux et satisfaits de notre sortie. Une petite mousse bien fraiche nous attend chez Gilles où nous nous remémorons avec plaisir ces beaux instants passés.

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