Rando sur le plateau de la Bruguière:

img_3376C’est avec Camille, Pierre, Nathalie, Robert, Pierre-Louis, Gérard, Raoul, Guillaume, Daniel, Clovis, Gilles, non pas notre Gilles national, mais un autre Gilles, nouveau vététiste venu de Saint Siffret et Alain que nous partons à l’assaut des terres ou plutôt des bois de la Bruguière.

Passant par le domaine de Larnac, nous montons sur le plateau par le chemin qui a pour nom « ancien chemin d’Uzès à la Bruguière ». Ce chemin est un peu dur à gravir par endroits mais, ça va tout de même. Une fois arrivés sur le plateau, le roulage y devient aisé. Le sentier est tout plat, à peine cabossé et nous pouvons évoluer à belle allure à travers bois et taillis. Le dernier tronçon que nous empruntons est, par contre, assez cassant. Il se rétrécit d’ailleurs en monotrace et c’est sur un véritable lapiaz que nous effectuons notre pénible avancée. Derrière moi, j’entends Camille me dire: « ici, c’est plutôt du trial que nous faisons ». Elle n’a pas tort. La recherche d’équilibre est permanente sur ce relief karstique où nos vélos rebondissent de roche en roche et où le nécessaire évitement des rameaux et branchages s’ajoute à l’âpreté du terrain. Heureusement, ce passage n’est pas trop long et nous débouchons bientôt sur un autre chemin bien plus carrossable. Notre progression redevient facile et nous nous rapprochons peu à peu de la dernière difficulté du jour non sans avoir fait une petite pause pour nous sustenter un peu. La descente vers Saint Quentin la Poterie se fait par un monotrace très caillouteux qui requiert une vigilance permanente et un pilotage très précis pour pouvoir tenir sur le vélo. Tout le monde arrive en bas comme il le peut mais, entier et c’est le principal. Voulant ensuite emprunter un chemin balisé par la CCPU pour rentrer sur Saint Quentin en passant par l’aven de Vallorgues, nous tombons sur un traquenard pas possible où des propriétaires ont condamné le passage au moyen d’une clôture impénétrable. Un contournement de la zone est obligatoire ce qui nous retarde pas mal mais, nous y arrivons tout de même. Lorsque nous atteignons Uzès, les lampadaires sont déjà éclairés car la nuit vient de tomber.

Une sortie variée où les passages roulants et complexes se succèdent tour à tour dans une proportion bien équilibrée. Le plaisir de chacun s’y trouve ainsi préservé.

__________________