La boucle de Collias :

La sortie d’aujourd’hui s’effectue sur un beau circuit qui nous mène jusqu’à Collias en passant par les hauteurs de Sanilhac. Catherine, Françoise, Raoul, Patrick (un ami de Raoul), Gilles (Jilion), Gérard, Alain S. et Alain B. sont présents pour cette rando. Raoul ayant en tête ce trajet conduit le groupe. Nous partons d’abord du côté des haras puis, traversant la route d’Uzès à Arpaillargues, nous nous dirigeons tranquillement vers le sentier des « Capitelles de Blauzac ». Nous redescendons ensuite dans la plaine pour, après la taversée de la route d’Uzès à Nîmes, remonter les garrigues de Sanilhac en suivant le circuit 1 qui nous conduit tout en haut du plateau, au dessus des gorges du Gardon. Cette ascension est pénible, un brin harassante mais, chacun, à son train, en voit le bout. Le roulage sur le plateau devient aisé. Nous suivons le GR 63 qui nous mène au surplomd de Collias. Atteignant un point de vue splendide dominant le Gardon et le pont de Collias, nous dégustons nos petits gâteaux traditionnels, tout en scrutant, sur les berges du Gardon, de téméraires vacanciers qui s’essayent à la baignade. Bon rhume !
La descente vers Collias s’effectue par un sentier pierreux, de difficulté moyenne. Les premières maisons apparaissent et nous nous laissons glisser vers la rivière qui s’écoule, impétueuse, dans son lit de roches. Après un brin de roulage sur une petite route transversale qui ramène vers Uzès via le mas de la Garonne, nous nous dirigeons vers Sanilhac par une sorte de draille remontante, caillouteuse qui fait mal aux genoux et qui en épuise plus d’un d’entre nous. Pas de nom, c’est plus prudent !
Quand nous arrivons à Sanilhac, il ne nous reste plus que la descente vers Sagriès et ensuite vers le Pont des Charrettes. Là, deux options s’affrontent : la remontée paisible par le chemin de l’escalette et la remontée ardue par les carrières de pierre.
Nous sommes deux, Raoul et moi à prendre ce deuxième choix : Raoul par sa puissance de pédalage et moi, par bravoure (enfin si l’on peut dire!). Nous voici donc à remonter par le chemin que je nomme habituellement de « Pampérigouste », à cause du mas situé tout en bas mais, pour l’histoire et pour le clin d’oeil, le chemin de la « coculade », son véritable nom. Les dames de petite vertu à l’époque y négociaient leurs charmes. Pour ma part, je n’en ai point vu et pourtant je l’ai remonté très très lentement. Quant à Raoul, il a vite disparu….. Je l’ai retrouvé plus haut avec le groupe qui s’était à nouveau réuni. Rendons lui grâce.
Notre retour vers notre point de départ n’est plus alors qu’une question de minutes. 36 kilomètres ont été effectués depuis lors. 36 kilomètres de bonheur malgré les passages difficiles. 36 kilomètres qui nous laissent d’excellents souvenirs. 36 kilomètres qui scellent, si besoin était, notre amitié et notre plaisir de rouler ensemble.

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La trace

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