La grande rincée :

sortie-nautiqueCe Samedi 1er Octobre, le temps n’est guère encourageant pour effectuer une sortie à VTT. De gros nuages gris cernent le ciel de toutes parts, menaçants. Dans la matinée, un tendre soleil a bien tenté de percer cette épaisse couverture nuageuse mais, en vain. Pourtant à 14 heures, Françoise, Gérard, Guillaume, Raoul, Jean-Marc, Jean-Luc, Stéphane, nouveau venu dans le groupe et les 2 Alain se rassemblent sur l’esplanade. Une première ondée qui sonne comme un avertissement nous contraint de trouver refuge sous l’abribus situé devant l’arrêt des cars. Cette ondée est de courte durée et nous décidons de nous élancer en direction de Sagriès car le ciel se montre plus clair de ce côté ci.

Lorsque nous arrivons à Pont des Charrettes, la route est complètement sèche. Il n’est pas tombé une seule goutte d’eau. C’est très prometteur pour le reste de la sortie. Mais, sitôt passé Sagriès, les nuages s’amoncellent au dessus de nos têtes. A la table d’orientation, quelques gouttes commencent à se faire sentir sur la peau de nos bras nus. Intrépides, nous poursuivons notre chemin et atteignons la crête. La visibilité dans le lointain devient quasi nulle, le ciel s’assombrit, les nuages nous encerclent. Une petite pluie fine commence à tomber. Nous remettons nos K-Ways. Juste avant d’entamer le descente côté Gardon, un coup de tonnerre retentissant annonce le début des hostilités climatiques. La pluie, telle un épais rideau, s’abat sur nos épaules. Nous voilà bien trempés maintenant ! La poursuite de notre rando ne devient plus possible. Nous entamons le retour en remontant vers Sanilhac par la petite route qui longe le bas de la colline que nous venons de dévaler. Sur cette route des flots terreux s’écoulent de la pente formant de grosses vasques d’eau aux endroits où la chaussée est endommagée et où se sont constitués des nids de poule. Nos roues s’y engouffrent et produisent de belles gerbes aquatiques. Nous voici arrosés de toute part maintenant ! Nous descendons à Sagriès par la combe de Marque Pierre sur un sentier détrempé, inondé. La pluie commence maintenant à baisser d’intensité. Lorsque nous atteignons Pont des Charrettes, elle a cessé de tomber. Nous effectuons la remontée par l’Escalette pour les uns, par le chemin de pin Bérard pour les autres. Nous nous rejoignons aux arènes. Un soleil presque radieux nous y accueille. L’enfoiré serait-on tenté de dire ! Cela me rappelle notre rando de nuit où la lune, narquoise, était venue nous saluer au dernier moment.

En tout état de cause, nous ne regrettons rien de notre sortie même si celle-ci a du être écourtée. Il fallait la tenter. Nous l’avons fait et c’est le principal.

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