Le grand circuit de Belvezet:

Nous sommes 5 aujourd’hui pour effectuer cette nouvelle sortie. Il y a Gérard, Raoul, Alain et aussi Murielle et Philippe, un sympathique couple suisse qui s’était déjà joint à nous l’année dernière.

Nous prenons la direction du quartier de Jols et suivons le chemin qui mène au domaine de Larnac. Nous coupons la D 979 pour rider sur les chemins situés en arrière du mas Platon et de Font Barrade dans la direction de Saint Quentin la Poterie. Nous effectuons une première remontée sur le plateau de la Bruguière par un chemin bien ombragé au début et plutôt roulant mais qui finit dans la caillasse et au soleil. A peine le plateau atteint nous effectuons une descente rapide qui nous ramène aux premières maisons de Saint Quentin. Nous remontons une nouvelle fois sur le plateau en empruntant un fond de combe plutôt chaotique. De grosses pierres, parsemées en tous sens obstruent en partie le passage et les sangliers s’en sont donné à cœur joie en creusant des trous un peu partout. Une grosse charrue n’aurait pas fait mieux! Certaines sections doivent même être parcourues à pied. Au sortir de la combe, Raoul, d’ordinaire si bien affuté, se dit épuisé. Un peu de roulage sur le plateau apaise notre émotion quelque peu avivée dans cet endroit si peu accueillant. Nous nous dirigeons ensuite vers Fontarèches et bifurquons avant d’y arriver sur un sentier très rocailleux lui aussi. Décidément, c’est le jour des pierres. Gérard est ravi! Nous faisons une courte halte avant de traverser la D 238 juste avant la Bruguière et de s’orienter vers Vallérargues. Nous roulons à travers bois évoluant sur un chemin plat, agréable, entrecoupé de zones karstiques pas très difficiles à négocier cependant et nous arrivons à l’ancienne gare de Vallérargues. Nous retraversons la D 979 dans le sens des plantations de pins et de ces abominables panneaux photovoltaïques. Ceux-ci ont été installés sur une immense surface plane entièrement déboisée pour produire un soupçon d’électricité. Et dire que l’on ose appeler cela de l’écologie! Nous contournons le champ de panneaux pour retrouver le chemin d’antan. Sa descente vers le Puget, hameau de Belvezet est un pur régal, sur un terrain bosselé, dans une nature sauvage. Après la vision catastrophique du dessus, cela nous donne de véritables sensations d’évasion. Mais la route est bientôt là et nous l’empruntons en direction de Belvezet. Nous contournons le village, allons jusqu’au mas de l’Ancienne Église et remontons sur le plateau opposé par l’unique chemin de l’endroit, véritable sentier de chèvres qu’il faut gravir à la force des mollets. Pour ceux qui ont un VTTAE, cela passe encore mais pour ceux qui n’en ont pas, c’est vraiment dur. N’est-pas Raoul? Nous basculons ensuite en direction de Montaren par le château d’eau de Saint Médiers non sans avoir auparavant admiré le paysage offert sur la campagne environnante et sur les tours d’Uzès et non sans avoir immortalisé ce moment par une photo de notre groupe. Le retour à Uzès à travers les vignes est vite effectué.

Il ne nous reste plus alors qu’une dernière descente à faire, celle d’une bonne bière bien fraîche confortablement installés à la terrasse d’un café. Après ce long mais ô combien agréable parcours, nos gosiers terriblement asséchés apprécient particulièrement. Quant à nos amis suisses, ils nous ont quitté dès l’arrivée pour préparer leurs bagages car demain, ils rentrent au pays. Ils ont pris énormément de plaisir à parcourir ce trajet valloné et assez bien proportionné tant dans sa difficulté que dans sa longueur. Il faut dire que ce sont d’excellents rouleurs habitués à produire des efforts intenses dans leur région montagneuse mais ils ne sont pas trop aguerris aux cailloux tout de même. Nous les reverrons certainement l’année prochaine.

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