Balade au temps futur :
Après 2 semaines de balisage sur les circuits, le départ de cette nouvelle rando est donnée de l’esplanade d’Uzès avec Françoise, Guillaume, Raoul, Jean-Marc, Patrick, Alain et Alain.
Il est 14 heures et des poussières cosmiques lorsque nous nous élançons en direction de Marignac si nos petits mollets veulent bien nous porter jusque là. L’objectif du circuit d’aujourd’hui est, à quelques variantes près, de suivre le N°4 et également d’aller voir et de découvrir pour ceux ou celles qui ne la connaissent pas, la « maison solaire ». Nous partons d’abord plein Nord pour atteindre le quartier de Jols derrière Montaren. Là, nous prenons un chemin adjacent, pas très bien entretenu, c’est le moins que l’on puisse dire, pour rejoindre celui, bien mieux praticable, qui mène à Saint Médiers. Ensuite, c’est le mono vers La Baume et celui vers Foussargues. Après un brin de roulage, la combe de Pousselargues et ses pierriers attendent nos fuseaux sous jambiers et les font quelque peu rougir. Poursuivant sur le circuit N°4, nous passons ensuite le ruisseau d’Aigues Vives pour, erreur, quitter le 4 et nous engouffrer sur un chemin inconnu de chacun d’entre nous. Mais, notre intrépidité légendaire et notre sens aigu de la découverte nous fait continuer dans ce sens. Une montée d’abord caillouteuse puis davantage roulante nous attend. Nous atteignons enfin le plateau où nous nous reconnaissons. Arrivés à Bourdiguet, nous reprenons le circuit « 4 » jusqu’au ruisseau du Bourdic dont la source est dans les environs. Nous le remontons sur quelques centaines de mètres avant de quitter son cours et de nous engager à nouveau dans les bois. Par le chemin qui descend du Chabian, nous nous dirigeons sur la fameuse « maison solaire », paquebot géant surgi de nulle part. Son propriétaire nous y accueille avec une extrême gentillesse et simplicité. Il a plaisir à nous parler de toutes ses innovations. Il nous montre ses inventions comme celle de filtrer les particules fines expurgées par nos automobiles et qui finissent dans nos poumons. Il nous convie d’ailleurs à un peu de manipulation pour achever le montage de l’un de ses appareils qui sera installé prochainement sur son véhicule. Ayant l’écologie comme apostolat, il nous explique avec une ferveur presque religieuse comment fabriquer du carburant vert (recette top secret, n’est-ce pas Françoise ?), comment recycler les résidus des tuyaux d’échappement, comment revivifier l’air, l’eau, comment se parer des éléments climatiques destructeurs comme les tremblements de terre ou la sécheresse. Avec le même charisme emblématique, il nous dévoile ses réalisations, ses projets. La spiruline et les algues vertes vont bientôt sauver l’humanité. Nous ne saurions dire quelle est la part de réel ni quelle est la part de rêve dans une telle démarche de recherche du naturel pour une vie meilleure, sans famine, ni guerre, ni destruction mais, en quittant ce monsieur, nous avions tous l’impression d’avoir rencontré un Grand Monsieur qui réalise son bonheur à partir de choses simples. Quelle leçon d’humilité !
L’heure étant déjà bien avancée, notre retour se fait au plus court dans un pédalage propre et sans fumée. Quand même !

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