La Torte :

ermitageChemin tordu par définition, la Torte permettait autrefois de relier Collias à Cabrières à travers le bois des Coufines. Nous sommes 5 pour en gravir la pente en ce premier Samedi d’été. Partis d’Argilliers en direction de Collias, Gérard, Raoul, Guillaume, Gilles et Alain se retrouvent bientôt au pied de ce chemin mythique dont le passé ancestral emplit toujours le promeneur d’une certaine émotion. Combien de charrettes sont passées par là tirées par des attelages de chevaux ou de bœufs ?

Pour l’instant, les bœufs, c’est nous car la côte est rude. D’autant plus rude que la chaleur est suffocante, sous un soleil à peine voilé par une légère couche de nuages. Les 3 plus costauds s’en vont devant, les 2 autres, Gérard et Alain moulinent tout ce qu’ils peuvent pour aller de l’avant sur ces pierres qui manquent de les faire tomber à chaque tour de manivelle. Gilles, en bon samaritain, va d’ailleurs échanger son vélo à assistance électrique avec celui de Gérard, surpris par cette atmosphère pesante. Un peu de repos à la table d’orientation, à peu près à mi-parcours, fait du bien à tout le monde. Puis c’est un nouveau départ vers le sommet du lieu, toujours sur les cailloux, toujours sous la chaleur, toujours les mêmes devant, toujours les mêmes derrière. Enfin la pente devient moins rude, le chemin s’étire de plus en plus et devient bientôt tout droit, tout plat. Alors les mollets se détendent progressivement, le vélo bondit vers l’avant. Tout à coup tout devient facile, presque trop. Nous quittons un moment le chemin pour nous rendre à un point de vue qui permet d’observer les méandres creusés par le passage de l’eau dont ceux du Gardon. Dans le fond, sur notre droite, nous apercevons le village de Collias. Revenus sur nos pas, nous quittons la Torte pour nous diriger par un joli sentier à travers bois vers le mas Laval. La partie terminale de ce sentier est un peu difficile, à nouveau sur les cailloux mais au moins, elle présente l’avantage d’être à l’ombre. Passé le mas, nous roulons en direction de l’ermitage de Collias que nous atteignons après une descente pédestre sur un sentier très accidenté. Ici aussi, le lieu est chargé d’histoire et a connu une fréquentation humaine depuis des temps lointains. Une photo de notre groupe à cet endroit s’impose pour immortaliser notre passage. Le retour vers le Gardon, à Collias, s’effectue à très vive allure sur un chemin ombragé et roulant à souhait. Encore un peu de pédalage pour traverser la plaine et arriver à Argilliers, notre point de départ. La bière de Gilles, confortablement installés devant sa piscine, nous procure un plaisir immense. La maxime qui dit : « après l’effort, le réconfort » prend ici tout son sens.IMG_0190 IMG_0192

Ce circuit que nous avons déjà fait l’année dernière n’est pas très long dans son développement et ne présente pas d’énormes difficultés. La montée de la Torte en elle même n’est pas si terrible. Cependant, il sera plus prudent à l’avenir de l’éviter lorsque la chaleur estivale s’annonce. On n’est pas des bœufs tout de même !

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