La carrière de Vallabrix :

Aujourd’hui, le soleil a mis à brûler un fagot supplémentaire dans son fourneau. Ou pourrions nous aller pour ne pas griller sous ses ardents rayons de cette fin du mois de Mai? Peut-être autour de la carrière de Vallabrix? La forêt de pins qui l’entoure devrait nous procurer un peu d’ombre et de fraîcheur. C’est ce que pensent Françoise, Catherine, Gérard, Jean-Luc, Gilles et Alain. Alors, allons-y.

Nous voilà partis en direction du mas Laurent. Juste avant celui-ci, le chemin est envahi de grandes et hautes herbes dans lesquelles nous devons nous frayer un passage. Il y en a pour tout le monde: de l’armoise pour les asthmatiques, des orties pour les allergiques. A un moment, Catherine y disparait entièrement. Puis, elle réapparaît. D’abord sa tête, ensuite sa silhouette fine et élancée et enfin son vélo qu’elle relève, un brin penaude. Nous repartons. Nous passons devant le mas de Rocheferrant, puis devant celui des Hirondelles pour couper la petite route qui mène vers Saint Quentin la Poterie à quelques encablures de la Boissière. Traversant un peu plus loin, la route qui monte à Saint Victor des Oulles, nous entrons dans la zone des Sablons. Nous prenons le chemin qui se dirige vers le haut de la carrière de Vallabrix. Celui-ci est un peu difficile à négocier car les roues de nos vélos s’enfoncent par moment dans le sable, ce qui a pour effet de ralentir notre progression. Mais, nous avançons tout de même et atteignons bientôt le sommet de la carrière. Les grands pins majestueux qui couvrent l’endroit nous mettent à l’abri du soleil et le petit air qui souffle nous rafraichit à merveille. Un peu plus loin, Françoise nous dira même qu’elle frissonne. Depuis le départ, Catherine a eu quelques petits problèmes de sauts de chaîne. Gilles va maintenant faire mieux : roulant sur une branche enfoncée dans le sol, celle-ci se relève brutalement et s’engage dans sa roue arrière. Gilles s’arrête net. Trop tard pour son dérailleur! Celui-ci doit être retiré, la chaîne doit être raccourcie. Cela prend un bout de temps mais, nous pouvons repartir. Le retour vers les Sablons se fait par un petit sentier modulé par toutes sortes de bosses qui donnent un côté très ludique à notre descente. Nous poursuivons notre périple en empruntant successivement un chemin puis, une petite route qui passe auprès du réservoir de Vallabrix. Peu après nous bifurquons sur notre droite pour nous engager sur un chemin caillouteux, assez raide. Gilles s’inquiète de savoir s’il pourra passer. Mais, la difficulté est de courte durée et le chemin devient vite agréable à rouler avec une déclivité plutôt faible. Deux petits serpents de type orvet, enlacés, ont l’air de faire leurs petites affaires de printemps….. Un peu plus loin, nous faisons une halte pour déguster nos petits fours traditionnels avant de prendre un sentier de toute beauté qui court à travers une superbe forêt de châtaigniers. Pour un peu, nous nous croirions en plein cœur des Cévennes. Le sentier débouche sur la fin de la carrière de Saint Victor dans un sable très dense qui nous force à mettre pied à terre. Un peu de marche, un fossé à traverser et nous voilà sur un autre magnifique sentier qui mène à Masmolène. Bien avant le village, nous prenons un chemin qui nous permet de retrouver la petite route derrière Saint Victor. Sur ce chemin, Gilles a un autre souci: sa chaîne se met sur le pignon directement supérieur provoquant une tension exagérée pour l’axe d’entraînement de son moteur. Après re-positionnement de la chaîne, le moteur continue à fonctionner mais, avec un bruit plutôt étrange. De la route, nous rejoignons le circuit N° 10 et le suivons à peu près dans son intégralité pour rentrer à Uzès. Peu avant d’arriver, dans la montée goudronnée de l’ancien four à chaux, sous le rocher du Serre Bonnet, Gilles vrille carrément sa chaîne et doit se faire tracter par Jean-Luc et son VTT à assistance électrique pour finir les derniers hectomètres. Une petite boisson au bar de l’Esplanade nous remet de nos émotions.

Ce circuit, très agréable, nous a permis de rouler sous des parties ombragées de toute beauté, surtout en cette saison où la nature se pare de ses plus beaux atours. Nous n’avons souffert en rien de la chaleur. Il est vrai qu’un petit alizé caressant doucement nos épaules, nous a délicieusement ventilé. Dommage pour les ennuis successifs de Gilles. Il est à nouveau en panne de vélo et bien marri de devoir attendre sa réparation pour de nouvelles et passionnantes sorties.

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