Les Gorges du Gardon :

Aujourd’hui, 9 vététistes se retrouvent en bas de l’esplanade pour une nouvelle sortie. Il y a Camille et Pierre, Françoise qui est venue avec Alain de Saint Quentin la Poterie, vététiste à ses heures, Jean-Luc, Jean-Marc et Thomas de la Calmette, Gérard et Alain l’uzétien.

Bien que la météo ne soit pas trop engageante, une randonnée du côté des gorges du gardon plairait bien à l’ensemble du groupe. Nous partons donc en direction de Sagriès et ensuite, par la combe de Marque Pierres, de celle de Sanilhac. Cette combe présente l’avantage d’offrir une pente plutôt douce et régulière et présente donc par là même celui de ménager les organismes. Lorsque l’on sait ce qui nous attend, essayer de « rester frais comme un gardon » est bien le dicton du jour à observer. Assez rapidement nous atteignons Sanilhac et nous nous engageons sur le sentier qui descend à la Baume. Ce dernier s’apparente à une vilaine draille rocailleuse qui demande un effort de pilotage très précis pour ne pas aller à la faute. Pierre, notre benjamin, semble voler par dessus ce clapas infâme. Derrière, chacun fait ce qu’il peut. Grrrr! Une autre maxime prend alors tout son sens: « la valeur n’attend pas le nombre des années…..». Nous admirons tout de même, dans la descente, la beauté grandiose du site qui s’offre à notre vue: les majestueux méandres du Gardon, la chapelle Saint Vérédème toute refaite à neuf, la grotte aux chauve-souris, l’ancienne route qui remonte vers Poulx et où a été tournée une partie du film «Le salaire de la peur» (ça c’est pour Gérard). C’est magique de voir et d’admirer autant de belles choses à la fois, dans la quiétude de la rivière qui coule en contre bas. Bientôt, sans encombre particulière, bien que Pierre ait fait une petite chute, nous nous trouvons au niveau du Gardon. Là, les choses sérieuses vont commencer. Le passage est parsemé d’imposants rochers qui empêchent tout roulage sur plusieurs hectomètres. C’est donc en portant ou en poussant nos bécanes que nous progressons. Cela prend du temps bien sur mais, bientôt, nous sommes récompensés. Un magnifique sentier serpente entre falaise et rivière dans une végétation très fournie. Nous nous y aventurons avec un plaisir intense. On se croirait en pleine forêt tropicale. Manque les perroquets! Encore que….. Un peu plus loin, faute de chemin, nous longeons la rivière admirant son cours paisible où se risquent, courageux, quelques baigneurs ou baigneuses, précoces pour la saison. Le ciel se couvre de plus en plus et les premiers coups de tonnerre se font entendre. Au risque d’être trempés, nous prenons notre petit encas habituel au bord du Gardon sur une plaque rocheuse. Puis l’aventure continue, toujours aussi belle, toujours aussi surprenante jusqu’à Collias. Nous remontons le village pour emprunter à sa sortie un chemin de type DFCI qui nous ramène sur le plateau et sur le GR 63 par lequel nous allons revenir à Sanilhac. Arrivés sur la crête, le roulage y est aisé et, c’est les poumons emplis des délicates odeurs de thym, de cistes, de globulaires et autres plantes de la garrigue en fleurs, que nous évoluons dans ce paysage à la fois si pittoresque et si grandiose, impressionnés tout de même par les coups de tonnerre qui parfois semblent se rapprocher et parfois s’éloigner. Quelques gouttes de pluie viennent s’ajouter à cette épopée la rendant plus féérique encore. Jean-Luc, habitué du coin, nous propose une descente vers Sanilhac par un sentier inédit qui nous ramène rapidement dans la plaine juste après Sanilhac. Nous n’avons plus alors qu’à rentrer à Uzès par une partie du circuit N°1, puis par une superbe descente vers le mas de la Garonne et enfin, après une traversée du terrain de golf, par le pin Bérard. Dans la montée de celui-ci, le soleil vient nous faire un clin d’oeil comme pour saluer notre hardiesse, si l’on peut dire, d’avoir osé pareille aventure un jour d’orage. Pour son anniversaire, Jean-Luc nous offre à l’arrivée un pot à la terrasse du café de l’esplanade.

La sortie de ce jour laissera à chacun une empreinte indélébile car ce parcours, pas très long en définitive et pas très compliqué non plus, à l’exception de certaines sections le long du gardon, nous a permis d’admirer la beauté sauvage de la nature tout en restant proches de la civilisation urbaine.

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