La boucle du Montaigu :

Françoise, Patrick et Patrick, Jean-Marc, Thomas, Jean-Luc, Daniel, Luc, Raoul, son fils Guillaume et Alain. Aujourd’hui ce sont 11 vététistes qui partent à l’assaut du Montaigu.

alainascension
Il fait beau et c’est peut-être bien le jour qu’il faut pour prendre de la hauteur. Le départ se fait par le pin Bérard suivi de la montée à Saint Siffret par le sentier qui conduit au chemin des planes. Cette première côte est difficile car les organismes ne sont pas encore fins prêts à l’effort physique qu’on leur impose. Le roulage au sommet de la crête nous permet de nous refaire une santé. Nous traversons le village de part en part et restons sur le grand chemin jusqu’après Flaux où nous entreprenons la descente par un sentier, heu! par ce qui était un sentier car les pelleteuses sont passées par là et ont raclé le sol au point que la bande de roulement est devenue lisse comme le crane d’un chauve. C’est ainsi jusqu’au bas de la pente, exactement jusqu’au cimetière du village. La jonction avec Saint Hyppolite n’est guère mieux car le chemin, autrefois chaotique à souhait pour notre sport, a été revisité par les cantonniers qui en ont fait une piste à engins motorisés. Manque plus qu’à faire passer la goudronneuse! Avant d’attaquer la grimpette qui mène au rocher du Montaigu, nous faisons le plein de nos gourdes, déjà vides car il fait chaud, à la source qui coule dans le secteur de Rouziganet. L’eau est claire et limpide, fraiche à souhait et nous en buvons de belles gorgées. Le début de l’ascension, au milieu des pins, n’est pas très dure, bien que quelques poussettes, par endroits, soient obligatoires. Qu’il est doux d’entendre le bruissement des branches mollement agitées par le vent! Qu’il est agréable de respirer l’air embaumé par la chaude odeur de résine! Cela nous encourage dans nos efforts et nous aide à oublier la fatigue ressentie dans les passages abrupts. Bientôt, nous débouchons au sommet du Montaigu. De là, nous contemplons la campagne environnante, belle comme un académicien dans sa tunique verte. C’est peut-être un brin exagéré mais, c’est vrai que la campagne, au printemps, offre une vue magnifique et mirifique. Nous tirons les biscuits de nos sacs et les grignotons avec délectation avant de nous diriger vers Roc Fourquat et ensuite vers Saint Victor des Oulles. Une belle descente sur un mono parcourant une forêt dense et odorante nous ramène au niveau de la plaine. Laissant les bois dans notre dos, nous traversons celle-ci en direction du « moulin neuf » puis, par la route, nous rejoignons Saint Quentin la Poterie. Nous rentrons à Uzès par le chemin de liaison habituel.

Beau circuit, varié, qui reprend en partie le tracé de notre « Vététruffes » notamment du côté de Saint Hyppolite et de Saint Victor. De bons souvenirs resteront de cette rando malgré une chute, au tout début, pour Jean-Luc et une autre, vers la fin, pour Patrick Gerbaud. Ces chutes ont été heureusement sans gravité apparente car tous deux sont repartis sur leur vélo de plus belle.

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