Calvisson, la finale ! La plus longue, la plus dure mais la plus belle des manches des 3C.
Notre groupe des 4 répond bien sûr à l’appel. Nous sommes tous fin prêt pour en découdre. Il fait pas bien chaud au départ d’Uzès, du vent est prévu, mais ce n’est pas ça qui va nous arrêter. Route, parking, récupération des dossards, dépose des vélos au parc, vérification du matériel, échauffement et ligne de départ. Il y a de la pression dans l’air. Un petit regard autour de moi … Wahou ! Y’a du monde. C’est impressionnant. Je ne sais pas où se trouve mes 3 autres compères. Je les ai perdu de vue à l’échauffement puis la concentration a fait le reste. Allez, c’est parti.
3C-DER
Difficile de raconter cette course. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs précis. J’ai l’impression de passer les 5 premiers km à monter. Et il faudra les refaire sur le vélo. Beaucoup de monotrace dans les bois. C’est beau, mais c’est dur. Après le 5ème km ça se calme un peu, je crois, puis arrive la fameuse montée des 3 Moulins. Celle là aussi il faudra la faire en VTT. Elle fait très mal. Partout. Je ne sais plus si je cours ou je marche. Je ne veux pas marcher ! Garder une foulée. Si petite soit elle. Car ensuite ça descend plein pot jusqu’à l’arrivée. Les voyant sont tous au rouge. Les quadriceps vont exploser. Tout comme mes baskets. J’ai peur qu’elles éclatent … Arrivée … 00.46.50. 5mn de moins que l’an passé. Bon ça c’est fait.
Au parc à vélo je trouve qu’il y en a encore beaucoup. C’est encourageant. Du mal à sortir le mien tellement nous sommes serrés sur les barrières.
Allez on y retourne.
Encore une fois j’ai l’impression de monter tout le temps. Ça tourne dans tous les sens, c’est technique, aussi bien en montée qu’à la descente. Je double, on me double. C’est bon, je suis dans le bon train. Les mollets sont aux bords des crampes. Tant pis pour eux. Z’ont voulus v’nir, bah y sont servis !
Nous y voilà enfin à la montée finale. KM 16 ou 17, sais plus, mais le bout de route goudronnée que j’aperçois ne laisse aucun doute. Je bloque mes suspensions, mets tout à gauche, pour un gel booster c’est maintenant ou jamais. C’est raide, on n’en voit pas le bout, faut serrer les dents. Dire qu’on a mal aux jambes ne sert à rien, alors on oublie. Puis mieux vaut regarder ceux qui marchent sur le côté que ceux qui vous doublent. C’est bon pour le moral. Je pense à mes motivations perso. Ça aide bien. Enfin je suis en haut !! Pas poser le pied et il n’en était pas question.
Bon là faut faire gâffe. La descente est raide, technique. Devers, marches, virages en épingles. Moi qui ne suis pas un descendeur faut rester concentré. J’ai débloqué les suspensions, baissé la selle et hop comme une lettre à la poste. Nickel ! Encore une fois, merci le vélo.
Maintenant c’est plat jusqu’au bout. Je rebloque tout et c’est aux taquets jusqu’à l’arrivée. Punaise je double un concurrent qui m’avais doublé dans la montée, et puis d’autres. C’est bon ça. Je reconnais la voix de Stéphanie qui m’encourage ??? Je m’arrache jusqu’au bout … et c’est fini !!
2h04.58 de course. Waou, c’était bien ! Quel tracé. Toujours au top.
Mon pote Benjamin est juste quelques secondes devant … Hihi , je l’ai enfin rattrapé. Juste derrière moi un coureur me serre la main. Nous avons fait toute la course ensemble. On se félicite pour cette belle course. Quelle ambiance !! Les forts, les moins forts, les jeunes et moins jeunes, tout le monde à le sourire, aucune différence. Des petits mots s’échangent, simplement, avec des inconnus, avec cette sensation de faire partie de la même bande. Le sport quoi …

Mauvaise nouvelle. C’était bien Stéph. Que j’ai entendu. Elle a craqué à l’arrivée de la course à pied (malade) après 0.55 mn de course et c’est arrêtée. Une course c’est tout ou rien. Là elle n’est pas passée. Mais c’est parce qu’elle ne c’est pas ménagée. Alors … c’est dommage. Mais rien n’est vain.
Nathalie, toujours en individuelle, termine la manche à la 9 ème place sur 19.
Pascal, en individuel master, pour ces premiers km en 29” se place 59/105
Je prend la 35/105 en individuel master également.

Au classement final du trophée par catégorie, Nath se classe 7/10 avec 7h24 de course, Pascal 40/59 avec 6h09 et moi 32/59 avec 5h49.
Voilà !

A ceux qui aiment le VTT, la course à pied et les défis, en voilà un beau.
Sa place dans la course n’a que peu d’importance.
Ce qui compte c’est bien son propre chemin qu’il a fallu parcourir pour atteindre la ligne d’arrivée. D’où nous partons et où nous arrivons. Et par dessus tout, la sensation intense d’avoir donné son maximum, sans rien lâché et de croire que l’on peut encore faire un peu mieux … l’année prochaine.
En espérant que nous serons un peu plus du Club pour cette belle fête sportive.
Marc