Hier Dimanche, avec un petit groupe de marcheurs, je me suis attaqué à celui que l’on nomme le géant de Provence. Vous l’avez reconnu : le mont Ventoux. Arrivés à Malaucène en voiture, nous voyons pleins de cyclistes qui commencent l’ascension de la montagne. Nous restons calés dans la voiture et continuons la route jusqu’au mont Serein doublant tout au long d’autres fadas de la bécane qui viennent s’éclater les mollets sur ces pentes abruptes. Le temps est plutôt gris, la route est mouillée. Il a plu ici dans la nuit. Lorsque nous sortons de la voiture, nous sommes surpris par le vent et le froid qu’il fait. Les K-Ways sont vite dehors.

Nous atteignons le sommet par un vent d’une force inouïe qui nous plie en deux et un froid intense qui nous glace jusqu’aux os. Sur la route, surgissant du brouillard, s’égrènent, vêtus de leur coupe-vent fluo, les routards qui, dans le sens de la descente pour ceux qui entament la bascule et dans le sens de la montée pour ceux qui arrivent au bout de leur ascension, se saluent amicalement en se croisant. Je me dis qu’ils sont vraiment courageux d’être arrivés jusque là poussant l’abnégation de la souffrance au maximum du raisonnable. Je cherche à voir les maillots d’Uzès Vélo Club mais, bon, je crois qu’ils sont déjà passés…. En tout cas je tire mon chapeau à ces intrépides grimpeurs, un brin fêlés, qui n’hésitent pas à pratiquer leur sport dans des conditions extrêmes. C’est aussi ça le cyclisme.

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