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Pour nous, départ de Nîmes à 7 h 30, en covoiturage avec Sophie. 4 petits degrés au thermomètre, mais le très fort mistral n’invite pas à la promenade ! Nous nous garons au pied de la tour Fenestrelle d’Uzès où il y a déjà beaucoup de monde. Le hasard faisant bien les choses, nous sommes garés juste à côté de Thierry, un pote de mon ancien club (Vélédenon). Quelques minutes après arrivent aussi Gilles et Roc (président et membre du club éponyme). On se prépare rapidement car on se gèle, on prend un stock de flyers (Balcons de la Vaunage) que nous déposerons aux Inscriptions. Grosse affluence, et il est à peine 8 h 30. Nous saluons rapidement Christian, Olivier, Claude, Julien et Maxime. Après un petit café bien chaud, nous voilà partis pour 46 km. Traversée rapide mais toujours sympathique de la citée ducale, puis direction le moulin de carrière par une première descente bien mouillée avec beaucoup de pierres et rochers ! Heureusement, en ce qui nous concerne ce sera le seul passage de la journée avec un bouchon qui se forme en raison de la difficulté. Le parcours remonte en direction de Saint Maximin par quelques sentiers, mais globalement, c’est plutôt de la piste, donc assez peu abrité du fort vent. Nous sommes rattrapés par les 4 collègues de Lédenon (partis après nous) avec qui nous échangeons un peu tout en roulant. On se cache un peu derrière les roues pour s’abriter un peu, … puis on double, et nous arrivons assez rapidement au ravito sur le stade de Saint Siffret (km 11 ou 12). Nous y croiserons Dominique. Départ ensuite pour une boucle de 23 km – sans ravito- . Comme je connais un peu le secteur, je me doute que ce sera la partie la plus belle du parcours. Sophie part un peu avant moi du ravito. Je rattrape Claude qui m’indique qu’il va couper le parcours pour ne pas tout faire. Un peu plus loin, lancé sur une large piste, je manque une bifurcation sur la droite et poursuit tout droit. Heureusement, j’entends un appel d’un vttiste qui est derrière moi et qui a vu mon erreur. Merci à lui ! Je fais demi tour et attaque alors ce magnifique monotrace de plusieurs kilomètres en descente. Un classique du secteur, mais toujours très agréable. Nous sommes à présent aux portes du petit village d’Argiliers où je rattrape Sophie. A la sortie d’un monotrace qui se termine dans une combe par un passage technique en descente avec beaucoup de pierres roulantes, grosse frayeur ! J’arrive en bas sur le vélo, mais pas vraiment dans une position très orthodoxe ! Plus de peur que de mal, j’ai évité la grosse chute de peu ! Thierry nous rattrape à son tour. Nous roulons un petit moment ensemble, le temps de papoter un peu. Plusieurs vttistes arrivent alors face à nous, ils ont fait demi-tour car il n’y a plus de balises dans le petit sentier sur lequel nous nous sommes engagés. Comme je connais un peu le coin, nous poursuivons néanmoins le sentier, et nous arrivons plus tard sur une large piste blanche balisée. Thierry poursuit à son rythme (plus élevé que le notre !). Ca monte bien raide, … et le mistral de face n’aide pas vraiment !! Ce secteur est vraiment plein de jolis monotraces, qu’on descend ou qu’on monte suivant les années. Nous remontons donc progressivement en direction du lieu dit “ L’homme mort “ sur le sommet du plateau par un très très long sentier – une merveille – car il est long, joueur, il n’y a pas ou peu de pierres, c’est un de mes préférés. Petite pause un peu à l’abri du vent et au soleil pour Sophie et moi, où nous avalons quelques fruits secs empruntés lors de notre arrêt au ravito. Il y a très peu de monde sur cette belle boucle, on prend beaucoup de plaisir à rouler dans ces conditions. Nous repartons toujours vers le nord par des alternances de pistes et de sentiers. Nous manquons une bifurcation et descendons par erreur jusqu’au hameau des Auvis, tout en bas de la colline. Il nous faut donc trouver un itinéraire pour regagner Saint Siffret et revenir au ravito. En bordure de route, nous trouvons un sentier de randonnée, mais bien évidemment, il va falloir tout remonter … et ça monte vraiment. Petit poussette donc pendant 150 ou 200 m, puis nous remontons sur les vélos. Heureusement, nous retrouvons assez rapidement quand même des vttistes qui sont sur une piste très très exposée au Mistral. La progression est donc très difficile mais le ravito n’est plus qu’à 2 ou 3 kilomètres ! Après le ravito, nous suivons le retour commun du parcours du 25 km. Un joli sentier descendant, agréable, avec quelques passages un peu techniques, mais tout passe bien sur le vélo. Sur les points hauts, on a de très beaux points de vue sur la ville et le château d’Uzès qui semblent proches, mais le parcours repart dans l’autre sens pour une belle montée qui, à ce stade de la randonnée, est bien éprouvante. Le dernier monotrace a été ouvert très récemment. Il est rendu assez technique car il y a beaucoup de rochers et souches d’arbustes qui affleurent et il faudrait rouler assez vite pour passer plus facilement. Malheureusement, il y a quelques vttistes débutants qui sont en difficulté et nous obligent à poser le pied ou passer très lentement et donc ce n’est pas idéal. La fin du parcours emprunte un chemin goudronné en montée pour rejoindre Uzès où l’on voit que les organismes commencent à souffrir (sauf ceux qui disposent d’un vtt à assistance électrique !). A l’arrivée, on retrouve une grosse affluence autour du ravitaillement. Nous nous réchauffons avec quelques verres d’une bonne soupe à la truffe, quelques babioles salées et sucrées et nous avons droit à une bouteille de vin offerte par le club organisateur. Environ 1.200 participants à cette manifestation, à l’organisation bien rodée malgré l’affluence. On est bien loin de l’époque où je me souviens avoir fait cette randonnée avec quelques dizaines de partants seulement ! 47 kilomètres au gps et plus de 700 m de dénivelé pour nous.
Denis PAGES